Qu'est que le Tai Chi Yang'Gym ?

Le Tai Chi ou Taiji Yang’Gym est une approche pédagogique, fondée sur la forme authentique « longue ‘108’ » du Tai chi chuan traditionnel style yang. Elle est une forme de méditation en mouvement, une discipline énergétique douce et complète, une concentration détendue.

Bien que l’apprentissage méticuleux et l’appropriation de la forme longue traditionnelle du Tai chi chuan yang, soit fondamentale, cette pratique oriente également, vers la découverte des sensations produites et les effets induits par cette gestuelle particulière, source de bien-être et d’épanouissement.
Elle introduit des notions de recherche, d’observation, d’attention à soi, d’ouverture à la créativité et au changement des habitudes (notamment le rythme).

C’est une pratique originale, authentique, ressourçante, apaisante, esthétique accessible à tous et tous âges.

Jacques Courault

Le vent peut vous emporter, mais vous ne pouvez emporter le vent.

Jacques Courault

Pourquoi pratiquer le Tai Chi Yang'Gym ?

Le  plaisir de bouger différemment

Développe la conscience corporelle

Régularise les grandes fonctions, (respiration, circulation)

Équilibre les flux énergétiques

Tonifie la musculature, et renforce l’ossature

Assouplit et harmonise l’ensemble du corps

Apporte une détente générale en apaisant les tensions

Améliore la mobilité globale et l’équilibre

Stimule la mémoire et le sens de l’orientation

Affirme la confiance en soi

Comment se déroule une séance de tai-chi-chuan ou Taiji quan ?

Dans le cadre de séances (d’une durée moyenne d’une heure), de journée d’initiation ou de stage, le tai-chi se pratique seul ou à deux en sollicitant une recherche naturelle d’équilibre à travers l’alternance des appuis au sol, d’un pied à l’autre.

Le tai-chi est fait de mouvements souples et fluides qui s’enchaînent lors de séquences plus ou moins longues et plus ou moins difficiles.

La forme traditionnelle de taiji yang contient 108 mouvements qui se déroulent en suivant 3 séquences consécutives et de difficulté croissante.

Une séquence débute toujours par une “préparation” et une “ouverture” (tai ji qi shi) et se finit par la “fermeture” (shou shi). Les séquences étant toujours précédées d’une mise en train constituée de mobilisations douces des articulations et des muscles, parmi lesquelles sont intégrées des exercices, de qi gong et, ou, de do in.

Les figures qui s’enchainent avec une grande précision, sont réalisées très lentement, à travers une attention soutenue, accompagnée d’une respiration légère et profonde. Cette gestuelle spécifique au Tai chi permet d’atteindre une indéniable tranquillité intérieure, parfois décrite comme une forme de “méditation en mouvement”.

Une même séquence comporte de nombreux mouvements associés. Pour beaucoup, très évocateurs de postures de combat, comprenant des poussées, des ondulations et des rotations beaucoup plus amples et maitrisées, ainsi que coups de poings, de pieds avec tranchant ou talons et pique et tranchant de mains.

La description des diverses figures ont l’avantage d’une imprégnation souvent très poétique et facilite une mémorisation facile. Les pratiquants auront ainsi à se familiariser avec des descriptions telles que ‘l’aiguille au fond de la mer’la grue blanche déploie ses ailes’ ‘le recul du singe’ ‘mouvoir les mains comme des nuages’ ‘séparer la crinière du cheval’ ‘emporter le tigre dans la montagne’ etc etc.

Lorsque la maitrise des multiples figures est totalement intégrée, il devient alors possible d’exprimer un taiji plus personnalisé et largement ouvert à la créativité.

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D'où vient le Tai Chi Chan style Yang

Ou Taiji Quan

C’est une question largement débattue tant les différentes écoles ont des pratiques et des buts différents. Bien inspirés seraient « quelques mots simples » capables d’embrasser en totalité ce qu’est cette approche en rapport avec le mouvement.

Il semble donc hasardeux de définir le « taïchi » sans prendre en compte « l’intention » qui préside à la pratique de cette discipline. En effet, depuis ses origines l’évolution du Taiji répond a de nombreuses et diverses aspirations.

Incontestablement essence de la culture Chinoise, art martial, philosophie, médecine préventive (au sens chinois) et art de vivre en harmonie. Si l’on considère qu’un art martial est la capacité naturelle d’adaptation et de réaction soutenue par la coordination et la stabilisation des différents systèmes intérieurs de l’être humain faisant face aux multiples formes d’agressions extérieures, on perçoit clairement que les bénéfices du pratiquant vont bien au-delà de l’issue victorieuse au combat.

Par conséquent, le Tai Chi Chuan en cultivant et perfectionnant les capacités naturelles et synergétiques de l’organisme confère à l’individu qui s’y consacre des qualités en relation avec son équilibre global.

Dans cette perspective, « Le Tai Chi Chuan »  peut se définir comme moyen d’auto-instruction somatique, gymnastique de ressourcement ou de méditation en mouvement procurant des effets indéniables de prévention et d’amélioration de la santé.

La richesse des configurations gestuelles inscrites dans la « forme » que proposent les styles de Taiji recèle des possibilités sans pareil pour explorer et déployer le potentiel de mobilité humaine.

La pratique du Taiji sollicite notre perception intérieure et nous apprend à réguler notre énergie suivant la logique du yin et du yang. Les rythmes inhabituels adoptés pour la réalisation des mouvements facilitent l’implication coordonnée de toutes les fonctions et parties du corps.

Les styles que nous connaissons aujourd’hui simplifiés par « l’école ancienne » pendant la période républicaine de Chine (1912-1949) sont devenus accessibles à tous quel que soit l’âge ou la condition.

Bien loin des origines usuelles de cet art séculaire de combat, les effets de la pratique essentiellement tournée vers le bien-être et la prophylaxie sont les raisons majeures auxquelles le Tai Chi Chuan doit aujourd’hui son succès phénoménal à travers le monde.

L’histoire du Tai Chi Chuan et des arts martiaux chinois fait toujours l’objet de recherches et de nombreuses controverses. Témoignage des passions et de l’intérêt qu’il ne cesse de susciter.

Le style Yang (楊氏, yángshì) compte de très nombreux pratiquants en Occident. La forme la plus répandue semble être celle dite « forme longue » par opposition aux formes plus courtes de Pékin et de Cheng Man Ching.

En résumé :

Pratique originale, accessible à tous et à tous âges, favorable au développement de l’attention, de la mémoire et de la conscience. C’est une discipline énergétique complète et douce, une forme de méditation en mouvement, une concentration dans la détente. Les rythmes et formes gestuelles inhabituels, adoptés dans cette méthode régularisent les grandes fonctions (respiration, circulation), équilibrent les flux énergétiques et harmonisent l’ensemble du corps, avec plus de souplesse, de mobilité et d’équilibre. La pratique régulière stimule la mémoire, le sens de l’orientation, la coordination et favorise une détente générale ainsi que le plaisir de bouger différemment.